é025 06 Ramènes ta Freizh - La découverte du gravel
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Week End de la Pentecôte : un bon grand tour dans les chemins d'Ille et Vilaine.
Pourquoi une course Gravel ?
Alors tout d’abord de quoi parle-t-on ? Et bien d’une grosse ballade en Gravel sur plusieurs jours (360km en 3 jours en l’occurrence). Alors qu’est ce que ce truc vient faire au milieu des triathlon, tri-relais et autres courses « classiques » ?🤔
Et bien c’est le hasard des échanges et news Facebook qui a attiré mon regard sur cette randonnée Gravel a but caritatif « Ramènes ta freizh ! ». Organisée par une association depuis quelques années elle trouve son nom dans le parcours initial allant de Rennes à Plougastel Daoulas à travers tout le massif armoricain. Une belle ballade pour aller déguster de la gariguette. Une ancienne collègue de club (Virginie) l’avait fait et comme ce type de rando me trottait dans la tête depuis quelques années, je me lance. L’édition 2025 sera basée sur une grande boucle : Rennes-Fougères-Mont St Michel-St Malo-Rennes donc assez pratique coté logistique et avec pas mal de jolis coins à croiser.
Après un check rapide dans mes connaissances, c’est en binôme avec Kristen que nous allons arpenter les chemins Bretons.
La prépa ? Et bien elle sera juste basée sur celle du triathlon Half d’Amsterdam fin juin. Déjà un peu réduite et donc j’aurais seulement quelques sorties + 100 en vélo qui plus est de route. Coté technique….quelle technique 😀? Et bien celle qui consiste à savoir gérer des chemins plus ou moins praticables sans se vautrer misérablement et, accessoirement, en optimisant la fatigue. Donc c’est avec un peu d’appréhension que je voyais la date approcher.
Une fois la fameuse trace reçue, avec Kristen on se réserve un gite au 150eme km. Avec pour objectif de peut être finir dés le 2eme jour selon la forme (ou bien reprendre le jour même une 2eme nuit). Pas absurde sachant que le 1er tiers du parcours semble « costaud » au regard du dénivelé.
La préparation du matériel et la logistique.
Alors oui j’ai un gravel mais il est plutôt en mode « vélotaf » avec sacoches, éclairage, pneus roulants etc.. Bon, je vais le passer en version « course » grâce au prêt d’un sac de selle. De loin on pourrait penser que je m’attaque à la trans-européenne. Hors de question d’emporter tente, sac de couchage et je ne sais quel réchaud portatif. Ce sera Airbnb ou hôtel histoire d’assurer le premier soir.
Le jour J
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On se retrouve avec Kristen devant le fameux atelier-bar « Ta grand-mère à vélo » sur le mail François Mitterrand à Rennes. De nombreux et joyeux graveleurs sont là tout excités de partir sur la méga boucle. Un croissant, une pause technique (terme diplomatique du boulot pour un posage de pêche en règle) et on est prêts.
C’est parti ! 😀
Pas vraiment de classement, pas de chrono, on part quand on veut entre 7 et 8h. Un groupe d’une quinzaine se prépare alors on s’y colle. On arrive assez rapidement sur les bords de vilaine pour du chemin de halage, pour l’instant tout va bien. Par la suite on va alterner du chemin facile, de la petite route et des segments un peu rudes. Les kms défilent avec un moyenne qui flirte difficilement avec les 18km/h 😐.
1ere arrêt à Vitré juste avant midi pour une pause café sandwich après environ 70km dans les pattes.
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Objectif : rejoindre le bivouac des organisateurs au dessus de Fougères. Avant d’y arriver on va se farcir pas mal de kms bien difficiles avec du dénivelé, des cailloux, de la végétation en veux tu en voila. Enfin voila Fougères où on achete 2/3 trucs pour le diner. En repartant, petit coup dur psychologique : je pensais être à 3/4km de la « station essence » mais ce sera finalement une bonne dizaine. Résultat, j’arrive vraiment entamé. Heureusement il ya avait des chips, du coca et des M&Ms. Petit coup de chance, alors que nous sommes à l’abri, c’est le moment que la nature choisi pour faire péter une bonne grosse averse.
C’est le moment de faire le point après 130km en 8h 😟. Via la trace officielle le gite est environ à 35km et 25km via la route. On décide de commencer la trace et d’aviser au feeling. Ce dernier arrivera 3km après quand le parcours nous enverra dans la boue des sous bois…rincés on prendra la décision d’abréger nos souffrances. Direction le gite et un lit confortable.
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Diner à base de pasta, discussion sympathique avec les proprios et hop, au dodo. En parallèle on consulte plein d’infos sur les autres participants dont certains avancent coute que coute. D’autres bivouaquent ici ou là.
Jour 2 :
Réveil matinal et départ à 6h30. On prends l’option de rejoindre la trace un peu plus haut histoire de limiter la partie « dure » au dessus de Fougères. Cela nous donne une agréable ballade avec le soleil levant et même une biche qui passera devant nos roues (non suivie par une meute de chiens ni de chasseurs moustachus heureusement).
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On va rejoindre la fameuse trace au bout d’une quinzaine de kms. Celle-ci est plus clémente et les parties « natures » sont beaucoup plus accessibles. Et voila la découverte de l’estuaire de la Sélune à Pontaubault qui va nous faire entrer progressivement dans la baie du Mont St Michel. De grandes étendues d’herbes peuplées des fameux moutons du pré salé, pas de doute on y est 😊. Quelques kilomètres supplémentaires et le voici en visu. Les organisateurs vont vraiment nous faire passer au plus près de l’eau en nous amenant au pied du pont. Flemme d’aller faire la photo souvenir, on repart illico le long du Couesnon (qui dans sa folie a mis le Mont là où il ne fallait pas.... 😉).
Dans ma tête, il ne restait pas grand-chose pour terminer la baie et s'approcher de Cancale avant de filer vers Saint Malo où on a prévu de se faire une bouffe. Grave erreur ! Les chemins pour atteindre la mer me sembleront interminables. La matinée avançant, on commencer à croiser de nombreux groups de vélos bien tranquilles. Certains en mode voyageur, beaucoup pour la ballade électrifiée ou pas. Enfin voila la mer et un arrêt café bien mérité.
Les ennuis vont commencer avec la longue ligne droite du fond de la baie. Le vent s’est levé et forcément, pleine face 😮. Les 70kms du matin commencent à peser dans la balance. Cette dernière va pencher définitivement vers un abandon alors que la trace nous fait remonter vers Cancale. Plus de jus ni de motivation pour faire les potentiels 100km de gravel restant afin de boucler le périple. Nos chemins se séparent avec Kristen, il va continuer la trace vers Cancale alors que je pique direct vers Saint Malo ou plutôt Saint Coulomb où je vais faire une pause sur le triathlon du jour.
Sympathique arrêt où je retrouve l’équipe « Wawan team » mais aussi les grands vénérables yellows du TOCC qui, 10 ans après, ont ressorti les tenues jaunes fluo sur la cote malouine. Un stop qui fera du bien et je réfléchi alors à mon retour.
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Pas beaucoup de trains, le suivant est dans un peu plus de 2h. Alors que faire ? La forme revenue pourquoi pas tenter un retour sur Rennes via la route ? Je suis environ à 90km depuis le réveil donc en ajouter 75 n’est pas impossible en prenant son temps. Je vais jouer la carte de la prudence en restant sur place et évitant ainsi le gros coup de mou en pleine cambrousse. J’aurais pu couper la poire en deux en roulant le long de la voie et en réexaminant la situation à Combourg puis Dol de Bretagne mais j’ai préféré faire quelques ronds dans un Saint Malo bondé. Par chance la mer était basse, j’ai donc pu tester le gravel sur sable. Au final je vais ajouter 30km urbains tout de même.
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Reste à prendre le train. Or toutes les places vélo sont prises (réservation obligatoire en été). Afin d’éviter de tomber sur un contrôleur tatillon, je vais « empaqueter » mon destrier dans des gros sacs poubelles 😁. Tout cela pour finir dans un wagon avec toute la place nécessaire😫.
Dans le TER je croise un groupe qui revenait d’un Rennes-Saint Malo en deux jours. Pourquoi autant ? Et bien pour gérer les charges des vélos électriques de ces dames🤔.
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Arrivée à Rennes, je vais me rendre au point de RDV. De nombreux gravels y sont déjà, entourés de bière et de pastas. Penaud j’explique mon périple avec malgré tout 260km au compteur. Merci aux organisateurs qui vont tout de même m’offrir un joli kit de clés allen et la médaille en bois de l’épreuve (ok, ok, je ne suis pas finisher mais comme j’en ai vraiment chié, je la prends 😎).
Ensuite, chargement de la voiture et back home😅.
Et Kristen dans tout cela ? Et bien il va réussir à terminer le bougre. Je crois qu’il a rejoint un petit groupe en quittant la cité corsaire. Suivra environ 100km dont pas mal de portions dures pour arriver….vers 21h. Bravo à lui
En résumé, une « épreuve » réservée sur un coup de tête sans véritable réflexion. Coté préparation, je me suis dit que les sorties pré-Half Ironman allait suffire…. Et bien non, il aurait fallu aller tâter du chemin caillouteux 😉
A refaire ? Pas pour l’instant 😀
Le site des organisateurs : cliquer ici