Triathlon XL Embrun 28 juin 2026
Triathlon XL Embrun / 28 juin 2026 / 2,5km nat 120km vélo 30km course à pied.
Belle aventure montagnarde malgré le premier "vrai" DNF
La genèse du projet :
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A l’automne 2025 lors d’un diner chez Pilou le sujet « keskonfaien2026 ? » arrive sur la table couverte de grand crus (la pré hydratation, c’est la clé ! et pilou est le gardien des clés ;-) ). Le club de Saint Grégoire avait coché le triathlon d’Embrun en juin comme objectif club 2026. Après Vittoria Gasteiz, Carcans ou plus récemment Trégastel et Saint Malo, les roses et noirs vont débarquer en masse dans la ville des Hautes Alpes. Et le petit groupe de potos est partant pour aller se balader dans les montagnes. Sauf que dans mon petit cerveau de cycliste des plaines, Embrun
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c’est l’EmbrunMan et beaucoup beaucoup trop dur donc on oublie. Sauf il ne s’agit pas de la course mythique du 15 aout mais de son petit frère avec un Week end proposant quasiment tous les formats : XS, S, M, L , XL. De quoi satisfaire tout le monde et assurer une bonne ambiance.
OK, OK ce n’est pas le mythe des IM mégas durs mais on parle de quoi au fait ? Le format L/Half propose 1900m de dénivelé, le XL 2500 pour 120km de vélo. Le tout avec des cols certes de 8/9km mais aux pentes moyennes raisonnables de 5 à 6%. En Bretagne on gère du 1000 de dénivelé tous les 100km, là c'est 2,5 fois plus...donc, certes nettement majoré, mais pas impossible. Alors banco, ce sera mon objectif pour l’année. A moi la gloire du triathlète nourri de fondue et génépi.
La préparation logistique :
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On aura la bonne idée de rechercher des logements avant l’ouverture des inscriptions. Avec une taille de groupe variant de 9, puis 8 puis 5, on sera finalement 6. Après avoir identifié des logements Airbnb, coup de bol, il reste deux mobile home au camping municipal qui est collé au lac et surtout au site de l’épreuve. Autant dire que je saute dessus.
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Pour le transport….c’est vraiment loin et le train est en mode escargot sur les 200 derniers kms donc minimum 11h version SNCF. Sans compter les vélos à gérer. Donc ce sera gros covoiturage pour 4, le train pour David (bon, bossant à la SNCF, logique) et l’avion/voiture pour Raphael. Il y avait bien la location d’un hélicoptère lourd de l’Ex URSS mais, comment dire, c’est un poil hors budget et les relations actuelles avec Poutine sont un peu tendues 😊.
La préparation physique :
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Alors, comment fait-on dans une région dont le nombre de montagnes est inversement proportionnel à celui des galettes saucisses sur la marché de Rennes ? Et bien suivant les conseils avisés de Kristen, je vais me trouver un Home trainer connecté sur Leboncoin + un abonnement Rouvy. En théorie ce genre d’outil peut simuler de longues pentes et proposer des programmes d’entrainement pour affronter les cimes.
J’avoue avoir été pas mal séduit par le concept avec les autres cyclistes virtuels ou non, les parcours hyper exotiques (ou pas 😊) et les pentes bien costaudes. Après quelques sorties et des problèmes de connexions je fini par réaliser mes sorties sur le téléphone en complétant avec une google tv et Netflix sur écran. Mais cela va pas mal m’aider à aligner les kms en hiver.
Je confesse n’avoir enclenché un programme d’entrainement « montagne » qu’en mai mais c'est déja cela. Par contre, je n'ai jamais simulé un parcours équivalent, au moins sur 3h, et cela m'aurait peut être aidé. Certes le volume de préparation est là sur 6 mois (73km de natation, 6000 de vélo, 900 de courses et 57h de PPG). Mais peu de spécifique et beaucoup de mini distances via le vélotaf et l’elliptique. Coté poids, j’ai corrigé un peu un automne pourri avec un passage de 96kg en janvier à 88kg en juin mais on est loin de la cible des 80 qui m’aurait bien aidé lorsque la pente se durcira.
Qui plus est, suivant mon adage « vaut mieux être dernier de Ligue 1 qu’avant dernier de ligue 2 » je me suis bien sur inscrit sur le XL (2,5km nat, 120km vélo et 30km course). Donc, c'est du lourd.
En résumé, 5 bons kilos en trop et une prépa en trompe l’œil avec du volume mais peu de sorties longues. Seul point rassurant, je vais me faire un mois de mai qui explosera toutes mes stats avec 88h de sport et quelques sorties longues! Allez, let’s go
Les jours précédant la course :
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Pas le choix, faut se faire la traversée de la France en mode go-fast. Avec des vélos à la place de la blanche et, faute d’Audi RS6 et de voiture ouvreuse,…on doit opter pour le strict respect des limitations de vitesse. Résultat : 13h30 de trajet pour enfin poser le pied devant nos mobil homes. Le camping est sympa, ombragé et collé au départ donc ça roule. Le site est superbe et une pizzeria au pizzaiolo un peu fantasque (ou sourd 😉) nous attend avant un repos bien mérité.
Le vendredi, c'est le deal, il faut aller tester le 1er col situé au tout début du parcours vélo: 7,5km à 5,3% de moyenne. Une nouveauté pour moi excepté mon expérience Niçoise en …2018. Certes ce n’est pas facile mais finalement ça passe ce qui me rassure carrément. Qui plus est cela confirme la beauté du parcours avec des vues régulières sur la lac de Serre Ponçon.
25km de vélo, quelques courses alimentaires (promo sur les pâtes, chouette ! 😊), une bonne salade fraiche le midi et l’après midi
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mode playa nous attend. Il y a des triathlètes dans tout le camping avec bien sûr, pas mal de grégos (80 en tout sur les différents formats). Certains vont pousser la démarche jusqu’à courir sous un soleil bien fort. Ah oui, on apprend que le 70.3 et l’Ironman de Nice viennent d’être annulés pour cause de pic de chaleur. Aie ? et nous alors que les prévisions tablent sur 34° l’après midi ?. On ne parle pas d'annulation mais pourquoi pas une réduction du parcours ? seulement de la course à pied ? on verra dimanche. Le soir on
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recherche désespérément un bar ambiancé pour suivre le match de l’équipe de France. On finira devant la grosse télé de l’accueil du camping avec des retraités et des enfants sur une trentaine de chaises en plastiques. Pas vraiment la grosse folie mais en même temps, ce n’est pas la finale et c’était quand même sympathique.
Samedi, ça commence a sentir bon. On stoppe l’alcool et les légumes (drôle de combinaison entre un AA et le rêve alimentaire des ados) avec féculents matin, midi, soir. Et bien sur la récup des précieux dossards. C’est également l’occasion de supporter les copains sur les formats courts M, S, XS qui restent costauds car même le XS a droit à sa cote pentue.
Samedi midi et soir on se retrouve à une petite dizaine lors des repas dans nos mobil home, on plaisante, on se chauffe un peu. La tension monte avant une courte nuit.
Pour être complet dans ce tableau un peu idyllique, il faut ajouter quelques bugs : le retard de 4h du train de David, notre problème de fenêtre de voiture à Clermont, la valise vélo de Raphael abimée et le blocage de ma carte SIM. Mais tout cela reste anecdotique face aux millions d’années des montagnes environnantes 😉
Le jour de la course :
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La proximité du site nous permet une bonne grosse grasse mat avec un lever à 4h30 😊 . Avec seulement 250 participants au départ, pas de bousculade pour rentrer dans le parc et se préparer. Départ des filles à 6h suivi pars les gars 10mn plus tard. La veille on a eu un petit doute sur le maintien de la combinaison mais les 24°C ne sont pas dépassés, ouf… Pas de news sur une éventuelle réduction du parcours et la météo sera certes chaude mais pas caniculaire.
La natation : 2500m avec sortie à l’australienne.
Je décide de partir tranquille. Un car le podium me semble hors d’atteinte 😀. Deux car jeux vraiment gérer ☺. La natation est super agréable avec les montagnes aux cimes éclairées par le soleil qui nous accompagnent. En natation, on ne sait pas trop si on remonte ou pas mais qu’importe car j’enfile les bouées avec une nage efficace.
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Passage sur le sable où les 650 du L sont tous là pour nous soutenir. J’ai même eu droit à un « allez Wawan » probablement de Pilou. Ça donne la pêche. Même s’il n’y avait pas vraiment de baston sur le 1er tour, on est peinards pour le dernier km.
Résultat : 54mn et 80eme sur 250. Je suis pile poil à ma place
Petit bonus, premier du groupe de potos 😊
Transition T1 :
Rien à dire, récup des affaires et sortie relativement rapide alors que j’entends le speaker parler du cut : « Encore 5mn et pas mal de nageurs risquent une élimination ». Il est 7h10 à ma montre, la limite est à 7h15. J’imagine qu’il parle des filles parties à 6h00.
Je ne le saurai que plus tard mais c’est le cut global donc cela ramène le temps limite homme à 1h05 ce qui n’est pas large du tout. Ce choix est uniquement lié à l’organisation du départ du L à 7h30. Pour comparaison, le L avait une limite à 1h20 pour 600m de moins. Je ne le sais pas encore mais Arnault fera partie de la grosse quinzaine de disqualifiés 😟.
Résultat : 5mn33, je m'étonne moi même.
Vélo : 120km et 2500m de D+
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Pas de surprise, ça monte direct ! Allez, ok, il y a 100m de plat 😉. La reco du vendredi est bien utile et je monte régulièrement en avalant les premiers kms. La montée fait globalement 12,5km mais c’est plat/descente entre 7,5 et 9,5 donc on peut limite parler de deux montées. Au début de la deuxième il y a un raidillon de 100m qui flirte avec les 20%. Pas de risque, je le monterai à pied. Une fois basculé au sommet, un plateau puis une grande descente rapide nous attendent. Et c’est une bonne surprise car lors de la sortie de vendredi j’avais pris une petite route pour descendre sur le pont de Savines et… j’étais à fond sur les freins 80% du temps ce qui est assez frustrant. Là rien de tout cela et la moyenne remonte carrément, yes ! Descente et plats se succèdent jusqu’à retrouver un grand axe rapide… pour les voitures
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car par moment c’est une 2 voies. C’était prévu mais pas hyper confort. On termine les 40 premiers kms à 24 de moyenne en traversant le grand pont enjambant le lac à Savines. Ce dernier est blindé de voitures et on doit se faufiler au milieu. Perso ça va mais cela peut être dangereux pour les compétiteurs un peu bas de plafond.
Sur la rive opposée, on rejoint la route de montagne ainsi que des dizaines de concurrents du L qui arrivent le long du lac. Au programme 2 bonnes montées qui ne sont certes pas des cols de première catégorie mais usantes avant le dessert au 90eme (9km de montée) et un finish de 30km "faciles".
Au fait ? et les copains ? Pour Pilou et Raphael sur le L pas de point de repère. Je pense avoir battu Kevin et Arnault en nat. Ne sachant pas encore que ce dernier est éliminé je suis un peu surpris qu’il ne m’ai pas encore mis une main aux fesses en me dépassant. Pour David, je ne sais pas s’il est devant ou derrière. J’aurais la réponse une ½ heure plus tard quand il me doublera dans les stands. Etant en train de me soulager j’entends un fort « allez Wawan ». Sur le moment j’ai cru que c’était Pilou mais non c’est David qui aura eu besoin de 2h de vélo pour combler mes 3mn d’avance. Je ne suis pas peu fier de cette résistance.
Je me répète mais c’est très beau, le soleil baigne de ses rayons lacs et contreforts. Et aussi nos casques car on ressent bien que le mercure commence à grimper. Important: s’hydrater et les nombreux ravitos nous aident bien dans ce sens.
Dans la 3eme difficulté ça va mais je commence à m’inquiéter car la dernière bosse à seulement 4% est passée tout à gauche. Cela promet un final usant.
Au km 84, c’est tout de suite difficile et 8km de montée sont au menu. Chose étonnante il y a un ravito au 85 et en haut au 92. A l’arrêt dans le premier où je me rafraichit je vois passer Kevin qui m’apprendra le DSQ d’Arnault que je supposais. Allez, on s’y remet. Au regard de mes perfs mais aussi de celles de mes voisins, on est clairement pas sur la même difficulté qu’au début du parcours. C’est souvent du 8/10%. Pas extrême certes mais avec mon 34*28 j’en chie pas mal. J’aurais l’explication 1km plus loin avec une descente de 800m à -6,5% qui transformera une moyenne de 5,2% théorique à 6,5% et même 7% si on exclu la partie plate du tunnel. Déjà entamé par les cotes précédentes, les 85kms et la chaleur…ça ne va plus du tout dans le caboche. Au point de descendre de vélo et marcher. Puis remonter sur les pédales au passage du tunnel avant de craquer de nouveau à 2km du sommet. Je rassure de nombreux concurrents qui me questionnent mais je n’en mène pas large penché sur mon vélo. C’est dans ce moment difficile qu’Arnault finalement parti en mode « sortie du dimanche » après 20mn de discussions arbitrales va me dépasser sans me reconnaitre (saleté de tenue Dinan Triathlon 😉).
Alors que je débarque au ravitaillement pour une grosse pause, ça gamberge un peu et je sens que le DNF n’est pas loin. Il reste 28km constitué de pas mal de descente mais encore 200m de D+ répartis sur quelques bosses donc le vélo n’est clairement pas terminé.
Ce ressenti sera confirmé lors des montées suivantes où malgré des % relativement faibles, je serais tout à gauche et à la peine. Une fois repassé le pont de Savines, je suis sur de ma décision, je
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vais bâcher ! Ma faible préparation en course couplée à la fatigue et au soleil promettent 4h pour boucler les 30kms. Et un finish en mode robocop. Or on va subir 13h de voiture le lendemain et je dois être opérationnel sur les 2 jours suivants sans télétravail et avec du vélotaf. Donc il est beaucoup plus raisonnable d'arrêter. Certes j'aurais pus courir une boucle de 10km, mais à quoi bon.
Une fois le vélo déposé, l’arbitre de me demandera de confirmer 3 fois ma décision. J’enfonce le clou et j’ai bien raison car au-delà des mégas crampes promises la déshydratation était bien là avec des gros risques inhérents. Dans la zone d’arrivée, entre mon premier passage et le deuxième une fois le vélo rangé et douché j’ai du boire facilement près de 5 litres !
Résultat : 5h44 et 200eme en sortie de parc
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Après avoir retrouvé Arnault qui positive malgré l’absence de cap et Kevin qui abandonnera au premier des trois tours on va passer deux heures à discuter avec les autres gregos en buvant des coups ou lappant des glaces. David terminera dans la difficulté avec une course indigne de son niveau élevé de runner. Cela montre l’exigence du parcours et de la météo. Pilou ira jusqu’au bout de sa motivation pour terminer certes à la limite du classement mais avec la médaille. Breloque dont je ne disposerai pas mais en vieux sage que je suis, je ne regrette pas cette décision. Une preuve supplémentaire ? Je remonte sur le vélotaf mercredi pour seulement 10+7 matin et soir. Et ce fut dur , mon corps avait pris un bon petit coup derrière les oreilles à aller taquiner la montagne.
Après la course :
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Grosse tablée de 14 le soir avec Mael, les jumeaux et leurs supportrices pour fêter l’anniversaire d’Arnault. Il nous a gâté avec moult spécialités charcutières et une belle sérénité pour tout le monde.
Dodo court avec un réveil 5h, une fois tout rangé on partir à 6h45 pour 12h30 de route.
Bilan global
Un Week end entre potes très sympa. La découverte du cyclisme montagnard et de ses exigences. Des panoramas à couper le souffle d’un breton pourtant habitué à la beauté de la nature. Une organisation sans faille sauf pour le cut en natation du XL mal géré. Un beau souvenir malgré le DNF. C’est d’ailleurs mon premier « vrai » DNF du à la prépa insuffisante. A Saint Lunaire par deux fois je n’ai certes pas couru mais c’était prévu. Quand au ToursnMan L, la chute au début du vélo aura scellé mon abandon. Il fallait bien que cela arrive un jour 😊