De la motivation de mesurer son parcours.
Un constat, la course à pied est totalement liée à la notion de distance. La quasi-totalité des coureurs raisonnent en distance (j’étais pas en forme, je me suis juste couru 12km) ou, à la rigueur, en temps… accolé à une distance (j’ai fait 45mn… aux 10km). Alors mis à part Forrest Gump et quelques autres runners mystiques, on a tous en tête les distances courues à la sueur de nos fronts (sauf à avoir le bandeau de Bjorn Borg).
Du coup, on calcule tous (et tout) ! Quel que soit le parcours réalisé, on veut absolument quantifier la distance : combien de tour de pistes ? Combien de tours d’hippodrome ? Au fait, il a quelle longueur ? Et à l’intérieur ou l’extérieur ? Ahhhh je suis content de mon petit parcours, en plus il fait pile 10km ;-) etc., etc.…
Je suis bien sur à fond dans cette logique. Depuis toujours je me motive beaucoup plus sur la base de la distance parcourue plus que du temps ; et la vitesse moyenne n’en parlons pas. Quelques exemples depuis 25ans qui me confirment cette maniaquerie tant partagée :
- Quand j’ai commencé à courir je me motivais à coup de tour de mon pâté de campagne (oui, il y avait plus de champs que de maisons !). 1900m environ aux dires du compteur de la 305 de mes parents.
- Puis ce fut le tour du 7eme arrondissement lors des études (8km mesuré sur un plan de Paris avec mon double décimètre) et les X tours du Jardin du Luxembourg (attention, soyons précis, tour le plus large ? ou en coupant les pointes ?).
- De retour à Nantes, les 1500m de l’hippodrome (extérieur ? non… intérieur) et les A/.R le long de l’Erdre au fil des ponts (j’avais même demandé à un ami de mesurer les différents « inter ponts » à l’aide de son VTT. Verdict : 50 otages-Jonelière = 5km).
- Arrivé à Rennes, ce fut le tour du Thabor (1550m), des Gayeules aux parcours bien plus sournois (je n’ai jamais réussi à en suivre un complètement) ou ceux du Triathlon de Cesson (est ce bien 3km ?).
- Et puis mes nombreux déplacements professionnels m’ont amené à arpenter le bitume un peu partout sans autre repère que mon temps de course (sauf l’hippodrome de Caen (3km de grand tour) et la piste d’athlétisme de Montreuil (400 mais c’est un peu chiant de compter les tours…)). Alors parfois il m’arrivait de reconstituer le parcours sur Routeyou.com histoire de tracer les Kms parcourus.

Et enfin la lumière est arrivée avec les fonctions GPS de mon Iphone adoré. Armé de la bonne APPS, le parcours était catalogué, mesuré, répertorié. Le bonheur ! Du coup il n’était plus nécessaire de s’astreindre à un parcours identifié pour quantifier les kms. Apple me les apportait sur un plateau. Bon certes il y a parfois des loupés comme ce jogging matinal à Brest où ma vitesse moyenne de 24km/h alors que je traversais parfois le port à la nage voire passait à travers des immeubles entiers m’a transformé en runner de l’extrême ! Mais globalement cela va et mis à part des calculs altimétriques parfois décalé (lors de ma dernière course à Angers, j’ai parcouru 12km d’un parcours plat comme la main mais le long de la rivière et donc quelques mètres au dessus. Verdict Runkeeper : 115m de dénivelé positif ! Ah ? Je n'ai pas remarqué mes plongeons réguliers dans la Maine ;-)
En complément on peut ajouter le suivi audio tous les Kms voire des programmes de fractionné ou autre (bon, pas encore le sergent chef des marines qui te gueule dessus mais cela viendra peut être avec la version « Commando »).
Bon, j’exagère, il y a bien sur parmi nous des coureurs rebelles qui partent eu hasard des croisements de chemins et font voguer leurs foulées sans autre objectif que la plénitude absolue d’un nouvel age réminiscent. Et moi-même si j’oublie mon Iphone, je serais des leurs…..et je retournerai sur routeyou pour mesurer mes maigres perfs ;-)