• Récit IronMan Nice 2018

    Récit IronMan Nice 2018C’est fait, après le Challenge Vichy en 2013, L’IronMan de Vichy en 2015, le XXL de Vitoria en 2016 (format IM), l’année 2018 me voit de nouveau en « homme de fer » à Nice. Et même « Homme de fer des montagnes » 

    Version super courte pour les pressés :

    • Triathlète depuis 2005, j’aligne sans prétention les S et M avant de me lancer dans le format L/XL en 2012, depuis…. Et bien j’aime cela 
    • En 2017 le club lance le projet « Saucisses (Klagenfurt) ou Salade (Nice) en menu XXL pour 2018 »
    • Prépa ok avec du volume et des sorties longues mais sans montagne
    • WE super en coloc chez Samuel, sa femme et sympathique et jovial triathlète US
    • Natation nickel en 1h08 (départ sas 1h14, je suis trop modeste…ou bien merci la salinité)
    • Vélo superbe mais découverte de la montagne pas facile donc 6h57 (mes premières montées et descente de col)
    • Un beau 18mn en T2 (il n’y avait pas de match pourtant)
    • Marathon très dur au départ car souffrant de crampes mais situation gérée à coup de litres de St Yorre : 4h29 (nouveau temps de référence sur Marathon)
    • Total en 13h06 donc super content (on peut considérer que l’objectif espéré de13h est atteint)



    Version complète (sans augmentation du prix des consommations) :

    Coup d’œil dans le rétro

    Je ne sais plus qui a dit que pour écrire son futur il fallait connaitre son passé. Peut-être un éditeur de livres historiques, certainement pas un politicien en tout cas. Pour ma part, une petite plongée dans mon modeste passé triathlètique servira d’introduction.

    Récit IronMan Nice 2018Après quelques Tri Relais en 1996/1997 puis 2001/02/03/04 j’ai sauté le triple pas en 2005 sur le S/Découverte de La Baule. Un grand classique pour un dépucelage réussi. Conséquence : prise de licence en 2006 au feu TOCC et démarrage d’un rythme de croisière où, bon an mal an, j’aligne 6/7 épreuves à chaque saison. Découverte réussie du long sur le Half de Mansigné en 2012 puis enchainement d’un L ou XL tous les ans comme « défi de l’année ». Ceci tout en restant le « costaud du club » avec un poids moyen sur ces 10 ans de 98kg pour 1,83m. Impensable ? Et bien si. Vous verrez par la suite que l’année 2018 sera peut-être un tournant sur cet épineux et douloureux sujet (bon, douloureux, j’exagère peut-être un peu).

    Les récits des épreuves qui ont marqué :

    • Le premier triathlon en 2005 sur le Découverte La Baule : cliquer ici
    • Le premier CD de nouveau à La Baule en 2007 : cliquer ici
    • Le CD de Paris en 2011 qui lance le projet "L" : cliquer ici
    • Le premier Half à Mansigné en 2012 : cliquer ici
    • Le premier XXL sur le Challenge Vichy en 2013 : cliquer ici
    • Retour à Vichy sous le label IronMan en 2015 : cliquer ici
    • XXL à Vitoria avec le club en 2016 : cliquer ici

     

    Le défi IronMan 2018

    Récit IronMan Nice 2018Il faut remonter un an avant pour comprendre la genèse de ce défi. En juin 2017, le méga super extra dynamique club de Saint Grégoire décide de lancer un « Objectif club » sur l’IronMan 2018 de Klagenfurt (Autriche). Pourquoi si tôt ? Eh bien, c’est le genre de course qui est sold-out en 30mn malgré les près de 3000 places. A ce moment-là, je savais que je ne pourrais pas participer au big objectif club 2017 à l’Alpe d’Huez. Un peu déçu, j’étais la cible marketing idéale pour ce genre de défi un peu à la con il faut bien l’avouer. Du coup le jour J je saute sur le PC, clique comme un damné et fait chauffer la CB (550E l’inscription, ça fait cher la choucroute, heureusement le club va prendre en charge 50%. Non ? Si ! rhoooo).

    Ça y est, comme une quinzaine de Grégos, j’ai le précieux sésame. Génial !!! Mais au fait ? ç’est où Klagenfurt ? Et on s’y rend comment ? Sans compter que je n’y vais pas en touriste, il faut prévoir la logistique vélo et tout et tout. Aie, 1500km de Rennes compliqué en voiture. L’avion ? Les liaisons semblent pris d’assaut et il y le problème de la valise vélo. Ouh lala. Le club ouvrant l’aide également sur l’épreuve Niçoise, je vais décider d’y basculer. De plus, la destination est tout de même plus séduisante pour ma chérie accompagnatrice même s’il ne faut pas dénigrer la beauté du lac autrichien. Mais en bons bretons on a toujours préféré l’eau salée à la Volvic quitte à faire une croix sur les marées (mais pas sur 5° en plus faut pas déconner). Autant il est quasiment impossible de se faire rembourser une épreuve IM (rien n’est prévu en cas de décès avant la course… pour vous donner l’ambiance). Autant c’est assez simple de transférer son dossard. Alors attention, on reste tout de même dans la philosophie capitalistique c’est-à-dire : « tu l’as dans les fesses si l’épreuve 1 est plus chère / des frais de dossiers / tu paies 2 fois les 8% d’inscription (pas mal hein) / Faut le faire plus de 3 mois avant / tu n’es pas prioritaire sur l’épreuve, etc., etc.. ». Bon... Heureusement pour moi Nice n’est jamais Sold Out avant 2/3 mois, me voici donc transféré et inscription en poche. Maintenant, yapluka.

    L’avant prépa

    A 10 mois de l’épreuve, on a tout le temps me diriez-vous. Sans objectif important en 2017, j’étais resté à 94kg malgré les couvertures « Dans 3 semaines le maillot » et « Objectif Bikini » de la presse spécialisée. Septembre et Octobre me voyant même monter tranquillement mais surement pour effleurer le quintal. Une désastreuse habitude depuis plus de 10ans. Il fallait faire quelque chose, hors de question d’attendre le 1er janvier où debout sur une balance affichant 105kg, je me lancerai « allez, cette fois ci je m’y mets ! Nice me voilà ! ». 6 petits mois c’est définitivement trop court pour transformer bibendum en un Zamora (pour info, c’est le quintuple vainqueur de l’épreuve, pas une moutarde parfumée au citron). Je vais donc me refaire une « Training Academy » comme en 2016 mais perso via le challenge 10S10K100E.

    12kgs de moins plus tard et raffermi, je suis prêt à me lancer dans le semestre de prépa.

    Le récit du challenge : cliquer ici

    Récit IronMan Nice 2018

    La préparation

    Récit IronMan Nice 2018Il existe pléthore de guides, des coachs de qualité sont prêts à vous amener à donner le meilleur ou du moins à terminer. Plusieurs Grégos vont d’ailleurs se caler des plans d’entrainements bien sérieux avec planification multi-semaines, épreuves de préparation, récupération programmée, pic de forme etc., etc... De mon côté je vais me contenter de reprendre ce qui avait marché en 2013 c’est-à-dire un bon volume global autour de 12h/semaine et surtout les fameuses sorties longues vélo et course qui m’ont tant fait défaut en 2013 et 2015. A cela je vais ajouter la PPG histoire d’assurer sur les photos et m’obliger à courir un Half de préparation...



    Récit IronMan Nice 2018Bilan depuis le 1/1

    • 110 km de nage
    • 3800 km de vélo dont 5 sorties > 120
    • 1100km de course dont 5 sorties > 21
    • 50h de PPG pour essayer de ressembler à Ronaldo (le portugais frimeur, pas le brésilien doublure de bugs Bunny à priori plus amateur de glace au caramel que de carottes)


    Restait « la » grosse inconnue alias la montagne (la vraie en rochers, herbes et moutons pas le méchant de 2,05m et 140kg dans Game of Thrones). Certes je m’étais forcé à grimper la fameuse cote des gardes du Paris-Versailles lors de mes sorties parisiennes et avait découvert le charme des 3 ascensions de St Germain (sud, ouest et ....du mauvais côté), mais aucune grimpette de plus de 8mn (ça n’existe pas en Bretagne) ni de 8*3 montées du Montgarrot sur la plaque histoire d’en chier un peu. Heureusement les « anciens » vont me rassurer et mon 34*32 est théoriquement un développement plus orienté varappe que vélo (sans le baudrier mais avec le collant ridicule…).

    L'avant course

    Récit IronMan Nice 2018Arrivé à Nice le vendredi histoire d’avoir un minimum d’ambiance je file direct récupérer mon dossard et faire chauffer la Gold dans le supermarché du tri-pimpim-IM. Ma grande modestie ne m’a pas fait craquer sur le kit vélo complet et megalogotisè histoire de bien rabattre le caquet de mes collègues du groupe 3…. . Seule la serviette ainsi que le sweat et leurs logos « inscrits 2018 en tout petit mais même que je suis dessus aie aie aie, regarde maman ton fiston est dessus !!!!! » auront raison de mes réticences. Ainsi qu’un gros magnet chromé « M » histoire de rappeler à mes futurs invités chez qui ils sont (alors toi le marathonien sub 3, tu baisses les yeux ok ?). Je vais résister et ne pas craquer pour le kit barbecue, le tablier de cuisine, le décapsuleur et le mug « IM » (un peu orienté « bouffe » ce choix de merchandising non ?).

    Photos obligatoires devant le gigantesque M rouge avec les 9 autres Gregoboys et direction la pasta party. Ambiance très cool et décontractée sur une grande pelouse en extérieur. C’est sympa mais… s’il pleut ? C’est ce qui arrivera heureusement plutôt à la fin…pas cool pour les officiels qui ont dû rester. Mais pour nous c’est retour dans le vieux Nice, je vais aller récupérer mon vélo chez Briz alias "le transporteur" mais version bike et pas paquets louches (merci encore) avant de rejoindre Samuel, sa femme et un triathlète US de 1,65m super sympa et probablement bien costaud (l’un n’empêche pas l’autre).

    Récit IronMan Nice 2018Samedi passé dans Nice à bosser (un peu, le wifi du Balto n’était pas top) + sortie vélo sous le soleil histoire de découvrir la « prom » puis ce sera le classique dépôt de vélo avec prépa des sacs, tatouage et tout et tout (la pression monte).

    Diner horaire « Maison du dernier voyage » avec 2 collègues SGT  dans un resto italien dont les seuls clients à 19h seront d’autres triathlètes (ma yé comprend pas, yé fé deux fois plous de pates auillourdhui). Dodo vers 22h pour réveil à 4h45.

     

    Le jour J

    Récit IronMan Nice 2018Gatosport au petit déj, look sur la météo : pas de chaleur excessive et pluie possible mais seulement en milieu d’après-midi. Autrement dit, vélo ok et conditions météo limites optimales pour Nice.

    Je pars avec David et Samuel alors que le soleil se lève et les poivrots se couchent. Arrivé près du parc c’est la frénésie (on est presque 3000 quand même) avec forcément du matos de folie et pas mal de regards bien concentrés. La mer est d’huile, le ciel couvert (ç’est pas plus mal) et la sono crache du grooos son. Pas trop le temps de tergiverser, il faut équiper le bike en bidon et ravitos (pour moi ce sera barres de pates d'amande, j'ai décidé de laisser le "Montblanc" chez Angelina malgré sa grande capacité glucidique, les gourmands comprendront). Il faut vérifier le gonflage, se changer, etc… J’y retrouve Olivier et son frérot. On part ensemble vers le départ. Au jugé des précédents IM je me mets dans le 1h14. C’est un rolling start « continu » (pas par paquets) et ce n’est pas plus mal et très efficace car les 2900 otaries rejoindront la grande bleue en 15mn max..

    Natation :
    Récit IronMan Nice 2018Au menu deux grands boucles. Le rolling start apporte beaucoup de confort et je nage bien posé. C’est peut-être une impression mais je dépasse tout le temps des nageurs, suis-je en méga forme ou entouré de mythos du sas de départ ? En tout cas elle est vraiment super, transparente, pas un remous et température extra. Les bouées défilent (c’est vrai que c’est long 3,8km), ça baigne (si avec ce jeu de mots je suis pas pris chez Ruquier je ne comprends plus rien).

    Résultat : 1h08 – 849eme – pas mal pour un gars de la ligne 4 , merci la salinité de la Méditerranée

    Transition T1 :
    2900 participants = parc bien costaud et immense. A cela on ajoute le changement intégral de fringues, du coup je tape un bon 12mn mais tout va bien.

    Vélo :
    A fond les ballons le long de la promenade des anglais, c’est parti pour 20km avant le raidillon qui en surprendra plus d’un. Environ 400m à 13%, ça fait bizarre même en 34x32. Après avoir failli poser pied à terre (mais non, on a son honneur), J’ai maintenant les yeux fixés sur mon compteur. En effet arrivé à 50, ce sera parti pour 20km d’ascension du col de l'Ecre… Effectivement à 49km, ça commence avec chute vertigineuse de la vitesse. Dans ma tête j’estime rapidement la montée à 1h45… aie.
    Nous sommes en rangs serrés, pas question de drafting à 11kmh mais si la règles des 10m/2m devait être appliquée alors il faudrait un stade pour la penalty box du 70eme.

    Récit IronMan Nice 2018Une analyse du parcours au préalable m’aurait permis de noter qu’à mi ascension nous allions faire un aller/retour d’environ 2 km à l’horizontale. Ce qui ramène l’ascension à 18km avec en plus une « pause » à mi-parcours. Ce fut donc une trèèèèès agréable surprise d’avoir cette parenthèse de bonheur à 28kmh dans une montée plus que longue où, quand le compteur affichait 14kmh j’exultais. L’arrivée au 70eme fut une délivrance pour trois raisons :
    • La montée est terminée
    • Je récupère mon sandwich au pâté
    • Je lance l’opération « massage de petons »

    Pause de 10mn à regarder passer les vélos. Tiens voilà Briz qui récupère son ravito, ce sera l’étincelle pour me faire remonter sur mon fidèle destrier. Principe du col : comme tu viens de monter…et bien cela descend ! Nous sommes sur une sorte de plateau donc pas space mountain pour l'instant. Pédalant comme un dératé je rejoins Briz au bout de 3/4km histoire de lui montrer qui est le patron. 

    Le parcours est superbe : vue sur les montagnes, villages typiques, alpages, cascades, ça vaut le coup d’en chier.

    Selon les anciens, passé le 120eme, c’est tout bonnard. Mais avant il y a un autre col vers le 100, beaucoup moins long forcément. Néanmoins, sachant qu’il faudra donc remonter, tu pestes un peu contre la descente que tu dévales allègrement.

    Au 100ème, crampes dans la jambe droite aie… je me mets en mode « chameau sortant de 40 jours dans le désert arrivant dans un bar » mais dois me résoudre à poser pied à terre pour marcher et faire passer. Ça tombe bien c’est au début de la dernière montée (enfin, ça tombe bien, je me comprends, tant qu'à marcher autant que ce soit en montée). Quelques coureurs s’inquiètent de ma santé, c’est toujours sympa. Je fais le fier « tout va bien » mais dans ma tête ça gamberge un peu tout de même. Remontée après 5/10mn de marche, on verra bien si la machine tient. Ça tient et le 2eme col est avalé à un bon rythme, je double même des cyclistes (non ? si ! rhoooo)

    Deuxième alerte à 119,8km. A peine à 200m de la bascule, je décide de finir sur la jambe gauche en déclipsant carrément la droite (les cours de titi du dimanche vont enfin servir). La légère pente me le permet et c’est avec délectation que je bascule pour 20km de descente (première expérience de ce type pour ma pomme). Les virages sont souples et la route est non excessivement pentue ce qui permet un vrai bonheur en glisse à 50/60kmh sans avoir à freiner ou à peine. Que du bonheur car, psychologiquement, on voit sa moyenne remonter et accessoirement c’est une récupération bien agréable.
    Les paysages sont magnifiques, on frôle Saint Paul de Vence avant de rejoindre le raidillon…négatif (là par contre il faut carrément freiner car 400m à -13¨% sur un mauvais revêtement et avec un virage à 90 en bas….c'est sélectif pour les patins de freins.

    Il ne reste plus que 20km, ça sent bon et le compteur est aux anges. Environ à 10km de l’arrivée je rejoins Briz qui est un peu dans le dur. Grand seigneur je reste à ses coté pour le finish (et …cela me permet d’arriver presque frais même si les crampouilles se font sentir une dernière fois à 3km de l’arrivée). De plus on a un sacré style avec nos belles tenues SGT.

    Résultat vélo : 6h57 soit environ 26 de moyenne. 
    Entre T1 et le vélo, j’ai perdu 1000 places mais je garde le moral.

    Transition T2 : 
    Soyons clair, je vais carrément prendre mon temps pour me préparer au marathon c'est à dire ce qui est pour beaucoup la course d’une vie ou au moins de l’année 18mn dans les vestiaires. Comment y arriver ? et bien on se change intégralement, on met de la crème partout, on papote avec ses voisins….bon, je n’ai pas pris un bouquin mais limite.

    Course à pied :
    Récit IronMan Nice 20184 boucles de 10,5km avec 22 ravitaillements, au moins on n’aura pas soif. Le soleil est revenu, il fait certes chaud mais pas écrasant du tout. Je pars sur un rythme de 5’15 (confiant le gars). Sauf qu’au bout d’un km c’est le drame, les crampes reviennent à la jambe droite au point de devoir marcher à une allure bof bof. Dans la tête je me dis « euh… il reste quand même plus de 40km à faire, je ne fais quand même pas faire péter le marathon en 7h… ». Du coup : marche et abreuvage en règle. Je continue de prendre mes capsules de sel + minéraux (1 toutes les heures même sur le vélo, merci pour le conseil David Norbert Wild) et fais péter les tournées de St Yorre. Un peu en mode « je fixe mes pieds pour leur intimer d’avancer » je croise des Gregoboys dont l’un me lance « lève la tête !!! »  Ce qui est bizarre c’est quand je cours j’avance correctement style 11/12kmh puis la crampe revient et c’est la marche.
    Le premier tour passe en 1h07, ce n’est pas si mal que cela finalement.
    Le second tour est plus dynamique (bon 1h03, ce n’est pas Usain Bolt tout de même) et surtout j’ai un peu plus le moral. Passé le semi, je sens que cela va le faire même si mes marches sont régulières. La pluie d’orage s’est invitée à la fête. Perso je m’en fiche complètement mais c’est dommage pour les spectateurs. Au moins, la température qui montait, montait montait est retombée d’un coup.
    3eme tour pas facile, c’est un peu chiant comme parcours en fait. OK on a la mer sur le côté mais sinon…bof (on ne peut pas gagner à tous les coups me direz-vous après un vélo si beau, il fallait bien manger notre pain gris). Je croise / double pas mal de personnes qui en chient un peu voire beaucoup. J’ai même dépassé une femme vraiment enveloppée qui était dans son premier tour. Je tire quand même mon chapeau car avec son poids, finir le vélo certes en étant naze, c’est quand même beau à Nice.
    Ouf voilà le dernier chouchou, là je me sens bien… bon pas encore dans les guiboles mais le sourire est là. Je m’arrête à tous les ravitos pour féliciter chaleureusement les bénévoles trempés mais souriants, les derniers kms s’enchainent, l’arche approche, quel pied !

    Tactique, j’essaie de me positionner pour arriver « seul » et me la péter grave avec belles photos et « Youuuuuu areeeeee an Ironmaaaaaaannnnn » (égocentrisme quand tu nous tiens). Et bien c’est raté, le speaker est en train de féliciter le gars arrivé 30m avant…ouin, je n’ai pas eu mon jouet. 

    Course 4h29 soit mon nouveau temps de référence sur marathon (15mn de moins tout de même, rappel aucun marathon « sec »)

    Total 13h06, 1659eme sur 2312 classés (2900 au départ)

    Récit IronMan Nice 2018T-Shirt Finisher histoire de rabattre un peu le caquet des runners « Finisher Semi de Cancale » aux Gayeulles + grosse breloque pour la boite dans le grenier. Je retrouve Olivier hilare qui termine 10mn après moi, bravo mec. J’attends Pascal mais il n’arrive pas et je commence à avoir froid donc direction le massage en marchouillant. A vrai dire je ne pense pas que cela ait vraiment fonctionné, c’était un osthéo qui voulait absolument me masser le cou et les bras…bon admettons (en même temps vu l'odeur dégagée par mes petons a dû orienter son choix).

    Récupération du bordel et du vélo, retour à l’appart où je retrouve Samuel (10h03) et David (10h30). Reste plus qu’à rapporter le bike à Briz. Oh surprise j’arrive à monter dessus.

    Nuit de sommeil, réveil matinal pour rejoindre St Trop en Blablacar. Après 3 jours partiellement Robocop, les courbatures sont parties alors que les vacances arrivent !!!!
    Au final une belle épreuve bien huilée, un WE avec les potes cool.

    Quelques remerciements :
    • Merci à ma chérie pour le temps perso sur les entraînements
    • Merci au club de nous avoir pris en charge 50% de l’inscription
    • Merci au groupe « IronMan Saint Grégoire » pour la motivation et les conseils

    Après le Challenge Vichy en 2013 (12h28), l’IronMan Vichy en 2015 (14h55), le XL Vitoria en 2016 (13h12), l’IronMan de Nice en 2018 (13h06), quel sera la prochaine étape ? Un XL « local » comme Saint Malo, le ToursMan ou le FrenchMan en 2019 avant Roth 2020 avec le club. Pourquoi pas.

     

    Petit comparatif des préparation et résultats IM

    Heures sur les 6 mois pré-course

    Récit IronMan Nice 2018

     

    Résultats comparés

    Récit IronMan Nice 2018

     

    Et après ?

    Et bien direction Bormes les Mimosas puis la Corse, il faut bien enclencher le processus de récupération non ?

    Récit IronMan Nice 2018