• Premier MD atteint...enfin

    La décision de courir un Half Ironman

    Après m’être inscrit successivement aux Tri-Breizh de 2008, 2009 et 2010. Pour autant d’abandons environ 2 mois avant l’épreuve par manque de motivation/entrainement, je finissais par désespérer de me lancer sur la moyenne distance qui n’a de moyenne à mes yeux que le nom.  D’ailleurs pour l’anecdote, alors que les éditions de 2008 à 2010 se sont déroulées sous un soleil radieux, les suivantes (donc sans ma « préinscription ») ont vu les éléments se déchainer…mais je m’égare ;-)

    En juillet 2011 la veille du Triathlon de Paris, lors d’un repas d’avant course avec 3 collègues de Capgemini Triathlon (Mael, Taha et Laurent),  l’idée est lancée : pourquoi pas un Half en 2012 ? Je saute bien évidemment sur l’occasion, me disant que cette fois ci l’engagement « moral » m’empêchera de renoncer (et ce sera le cas). L’idée fait son chemin et en octobre novembre je commence à prospecter les épreuves potentielles avec comme exigences :

    • Parcours plutôt facile (pas trop le Half-Altriman…)
    • Inscription  sans contraintes fortes de réactivité (exit le Tri-Breizh rempli en 20mn
    • Logistique et coûts raisonnables (on oublie le 70.3 de Barcelone)
    • Plutôt au début de l’été
    • Pas trop loin de Rennes/Paris/Nantes

    Et, je ne sais plus comment, j’apprends l’organisation d’une nouvelle épreuve proche du Mans fin juin. Banco ! On avait bien sur une petite appréhension de la « 1ère édition ». Les triathlètes seront-ils au rendez vous ? L’organisation à la hauteur ? Risque-t- elle d’être annulée 2 mois avant faute de sponsors ?... En bref pas mal d’inquiétudes que l’on a vite balayé !

    Le « CAPMAN » était né avec au moins 3 inscrits (moi, Laurent et Taha). Après moult affichages et mail, on est monté à 15 participants potentiels pour ensuite redescendre à 12 une fois calé le calendrier. Cela fait déjà un petit groupe sympa.

    Inscriptions dés décembre (l’épreuve aux 350 places sera complète en février juste avant l’augmentation de tarif) + réservation de nos mobile homes. Comme on dit dans ces cas là « yapluka ! ». 

    La préparation : le 1er trimestre

    Super motivé par l’échéance de fin juin, je m’étais concocté un programme au petit oignons avec une phase de perte de poids et de longues sorties vélo en janvier/février/mars. Objectif : passer de 105Kg à 90Kg. Suivi d’un travail plus spécifique + épreuve de « rodage » (Sprint Cesson et CD Trégastel) en avril/mail/juin.

    Bon…. Comment dire.. Ce ne fut pas tout à fait cela. Arrivant à peine à 4h de sport par semaine en janvier/février (malgré une semaine ambiance  « course à pied polaire » avec 70km courus à Troyes entre 0° et -10°C), et surtout toujours aussi gourmand… la balance ne bouge pas trop et restait scotchée autour de 104Kg. Gros problème, les longues sorties vélo sont aux abonnées absentes. Or on m’a bien dit : pour finir un Half, il faut faire de grosses sorties ! sinon, tu commences le semi entamé et là…là…(roulement de tambour).. Ce n’est plus la peine d’y croire, tu termineras forcément en vrac !

    Heureusement le mois de mars +début avril fut exceptionnel coté météo me permettant d’enchainer les sorties vélo (35h sur 7 semaines). Certes pas super longues, mais c’est déjà cela. Malgré ces nombreux kilomètres à pédaler, j’oscillais toujours autour de 104/105kg….

    Au final, une préparation 1er trimestre pas vraiment en ligne avec les objectifs et je voyais approcher la date fatidique. C’est généralement à cette période que je jetais l’éponge…. Mais là, en tant que GO de l’évènement, hors de question !

    Le déclic : voyage en Tunisie

    Début mai nous avons passé 2 semaines sous le soleil de Hammamet. Là je me suis dit qu’à 45 jours de l’épreuve, il fallait prendre le taureau par les cornes. Les conditions étaient réunies pour une prise en main plus que sérieuse : une restauration de qualité avec des légumes succulents facilitant un régime équilibré + une piscine « sportive » à disposition et, bien sur, du temps !

    Pour me motiver, je commence à suivre ma courbe de poids tout en comptant les jours de régime « réussi » sur Iphone. 1h de natation par jour+ quelques joggings « costauds » autour de 15km entre les mégas hôtels de Yasmine, la confiance revenait. Mais tout de même, je ne me voyais pas finir le Half avec un poids au dessus de 90Kg (je mesure 1,84m). Descendu à 100 à la fin du séjour, l’objectif du dernier mois était donc de perdre 10kg mais surtout de manger sévère du « long » à vélo et à pied.

    Un finish tout en puissance

    De retour ne France, il me restait pile 5 semaines pour réussir. La perte de poids bien enclenchée (98Kg) et un agenda pas trop chargé. Je vais me motiver un max pour aligner les kms à vélo et à pied. L’essentiel pour moi, se rassurer sur les distances prises une par une. OK pour la natation, reste le vélo et la course. Au final je vais courir deux semis en autonomie et faire deux « grosses » sorties vélo (75 puis 100km). En // bien sur de séances plus courtes et bien sur d’une attention de tous les instants sur la bouffe (noooooon pas approcher Ms&Ms…).

    Ces efforts volumineux (environ 12h/semaine en moyenne) vont payer. Mon poids descend à 93kg et je me rassure quand à ma « caisse ». Reste à voir quand même ce que cela donnera en enchainant les trois sports sur plus de 6h….

    Au final, cela donnera de janvier à juin:

    • Environ 2000 Km de vélo
    • Un peu mois de 500km de course à pied
    • Une trentaine d’heures de piscine (merci la Tunisie ;-))

    Toute dernière ligne droite

    Un minimum de relâchement les 3 jours précédant la course et surtout la fameuse « surhydratation » de malt dextrine.

    Il ne reste plus qu’à préparer son matériel (chambres à air de secours, pompe, boissons énergétiques, barres, etc…). J’achète même en dernière minute des manchons de compression. On dit souvent qu’il ne faut jamais tester en course un équipement….. Et bien ce sera le cas pour moi. Mais comme on m’a également dit que cela ne pouvait que faire du bien… non problème, euh… c’est le vendeur de manchons qui m’a dit cela… un peu orienté comme conseil non ?

    La veille je retrouve Laurent à Mansigné dans le superbe camping sur le site de la course. Complètement stressé car, contrairement à moi, il a loupé la case « régime » et certes a fait quelques boucles à Longchamps en mode « hamster » mais seulement 1200 km sur 2012… Son angoisse : abandonner à la fin du vélo ! En plus son pote Taha lui aussi bizuth sur le format a du déclarer forfait pour cause d’angine de dernière minute.

    Format longue distance oblige, le GOACNL (Gentil Organisateur A Coupe Nuque Longue) offrait la pasta party samedi soir. Pasta party précédée d’un briefing de course où, dans un gymnase, une multitude de triathlètes aux couleurs de leur club et plutôt affutés écoutaient religieusement la parole du grand maître.

    Briefing dans une ambiance bon enfant et démontrant la très bonne préparation de l’épreuve. Certes le GOACNL stressait un peu car la météo de samedi 20h nous promettait un temps merdique. Certes pas le déchainement des enfers mais suffisamment de vent et de pluie pour gâcher l’ambiance. On y apprend le fonctionnement de la transition «mode Ironman » avec les sacs. Et bien sur on récupère son dossard mais pas le fameux T-shirt Finisher…. Logique, il ne sera obtenu que si on termine… où si on décède car il est accordé à titre posthume.

    Pour être au plus près de l’évènement, de nombreux participants se sont retrouvés dans le camping « A-tout vert ». Les mobile-homes de ce 

    dernier étaient du coup couverts de vélos tous plus beaux les uns que les autres (ci contre celui de Laurent avec mon vélo chéri.

    Le soir, ma première pasta party m’a clairement un peu déçu. En fait, je ne sais pas trop à quoi je devais m’attendre. J’imaginais une grosse ambiance et des énormes casseroles débordant de tagliatelles… Première déception, ce sera des coquillettes (ok, c’est du détail…). Vous vous souvenez..coquillettes-jambon = menu pour enfant, hein ? Et bien, c’était un peu cela. En fait c’était beaucoup trop calme (je m’attendais à une grosse ambiance) mais c’est la 1ère édition, laissons les se chauffer ;-)

    La fin de soirée sera dédiée à la préparation des fameux sacs de transitions ainsi que des boissons énergétiques + barres et gels. Objectif : ne rien oublier dans l’excitation du départ demain matin.

     

    Le matin

    Après une nuit tranquille dans le mobile home.. Le réveil me ramène à la dure réalité, il faut y aller ! Pour l’instant le temps est plutôt clément et il y a même du soleil. Le départ étant donné à 11h, on a vraiment le temps de sortir de la couette mais dés 8h je suis déjà devant mon super « Gatosport » et un bol de thé (quand je vous disais que j’ai fait super gaffe à la diététique ;-)).

    Tout étant préparé de la veille, il ne me reste qu’à enfiler ma tenue de futur Finisher avec tri-fonction,  chaussettes de compression (acheté une semaine avant…. Pas super top pour qualifier le matos mais on m’a dit que c’était sans danger. Pour simplifier, aucun risque de nuire !).

    Je retrouve Laurent fébrile puis Maxime et Philippe qui débarquent direct de Paris. Bon allez les gars, il faut y aller maintenant. Dépôt du sac rouge (affaires de Running) avant de se changer dans la tente de transition (grand luxe) pour enfin déposer le sac noir (affaires de vélo). On est prêts en tenue d’otarie.

    La natation

    Le parcours natation est constitué d’une grande boucle de 1900m dans le lac de Mansigné. Les organisateurs, galanterie oblige, vont faire partir la vingtaine de féminine 10mn avant le reste de la meute. Après un dernier encouragement, on se retrouve tous dans l’eau pour faire quelques mouvements de crawl et sentir la vase du fond s’infiltrer entre nos doigts de pieds ;-). Avec 20°C au compteur et une clarté…correcte (on est dans un lac tout de même), les conditions de nage s’annoncent bien.

    Le départ est un peu bordelique mais bon enfant. Alors que je ne suis pas un mauvais nageur, je décide de me la jouer super cool en partant derrière histoire de finir la 1ère phase de mon premier Half dans les meilleures conditions. Mais l’esprit de compétition revient vite, et je me retrouve rapidement au beau milieu de la meute de harengs. Nous ne sommes que 350 mais cela frotte un petit peu tout de même. Pas pour longtemps heureusement car les nageurs vont à la fois se répartir en largeur et surtout en longueur. Méconnaissant le parcours, j’ai eu un petit moment d’angoisse sur la longueur de la nage. Je croyais en effet que le « bout » était carré et donc avec deux bouées à virer. En fait il était « pointu » donc une seule bouée, la suivante étant beaucoup plus loin….

    L’arche de sortie arrive enfin, ce n’est pas trop tôt mais je ne regrette pas mes heures passées dans la piscine de l’hotel en Tunisie car je me sens vraiment frais. Aidé par les bénévoles, les nageurs s’extirpent du lac pour filer vers la tente de transition environ 300m plus loin.

    Résultat Natation : 37mn10sec (chrono à l’entrée de la tente) – 184ème soit juste après la 1ere moitié et 7ème Capgemini. Normal.

    La transition T1

    Juste après avoir récupéré son sac noir (attention à ne pas tromper de N°) et trouvé une chaise, je prends vraiment mon temps pour la transition (l’esprit de compétition disparait ;-)). Ce mode de transition façon « Ironman » est vraiment sympa et plus cool que la transition classique dans le parc. On se gène moins et malgré l’agitation, on reste zen. Pas de chaussures sur les pédales comme les pros, je ne me suis pas entrainé et cela ferait con de se péter la clavicule au départ du vélo.

     Résultat T1 : 07mn10sec – (pour comparaison, les meilleurs des transitions ont mis à peine plus de 2mn…)

    Le vélo

    Constitué de 3 boucles de 30km le parcours nous ramène deux fois devant le public en délire (mmhhhh) avant de rejoindre l’écurie. Un des critères de choix de Mansigné était « On veut un parcours plat ! ». La campagne Mancelle n’étant pas réputée pour ses cols hors catégories + un dénivelé de la boucle via Garmin mis à disposition par les organisateurs ont suffit à nous rassurer. On avait tout de même 168m de dénivelé par tour mais bon… cela fait seulement du 1,5% sur la moitié du parcours. Donc pas d’angoisse.

    Alors effectivement c’est tranquille mais point de plat, seulement une succession de petites montées/petites descentes ponctuées d’une dizaine de croisement à 90° histoire de peaufiner ses relances. Un léger vent rejoint l’aventure (il montera progressivement sans jamais être violent). De plus, la première partie est plutôt en montée et avec le vent de face. Résultat, après 5km je plafonne à 25-26km/h de moyenne. Pas extraordinaire mais après tout, je m’étais fait une raison. Heureusement la suite me redonnera confiance car au fil des kilomètres mon compteur montait..Montait…jusqu’à environ un bon 30 de moyenne. J’étais super content et fier en prenant ma position aéro dans les descentes et faux plats. Certes je continuais à me faire déposer mais à chaque fois qu’un gugusse super affuté en vélo de contre la montre  me dépassait… et bien j’avais le plaisir de me dire « ahh celui là, je l’ai bien fumé en natation ! ».  Il m’arrivait également de dépasser quelques cyclistes. Bon pas beaucoup et la plupart me reprenait ensuite sauf.. Les dernières filles que j’ai rattrapé (ehhh oui, bon, ce n’était pas Chrissie Wellington non plus).

    Une priorité pendant le vélo, boire et s’alimenter ! Le temps est couvert et aucune chaleur de subie, donc pas de problème de déshydratation mais il faut préparer le semi à venir. Je m’oblige donc à boire une bonne gorgée toutes les 10mn et à manger un tiers de barre énergétique tous les 15km.  J’ai mon compteur bien sur mais les organisateurs ont mis en place des panneaux tous les 5km. Très pro !

    A la fin du premier tour, je disposais encore d’un bidon entier + une fin du premier. Donc pas de ravitaillement, on verra cela plus tard. La moyenne était proche de 30km/h au premier tour, cool ! Avant la course, j’étais persuadé de me faire prendre un tour par la tête de course (logique avec 3 boucles et une natation « longue »). Reste à savoir quand ? Et surtout combien de gars bien pêchus vont me doubler. Je passe la mi course, toujours pas doublé, normal me direz vous… La jonction s’est faite vers le 25ème kilomètre quand la moto officielle a précédé le souffle caractéristique de la roue lenticulaire du leader. Leader qui va me laisser sur le coté comme si je n’existais pas ;-). Pourtant à un bon rythme dans un faux plat descendant autour de 40km/h et les mains sur le prolongateur je n’ai rien pu faire devant le missile lancé à au moins 50km/h.

    Et voila la fin du 2ème tour qui me libérera des « fumeurs » de la tête de course. Juste assez pour que le 2ème de la course ne me dépose à son tour. Au final ce seront donc seulement 2 coureurs qui me mettront 30km dans la vue soit beaucoup moins que je ne me l’imaginais, cela me monte le moral d’un cran supplémentaire.

    Deuxième nouveauté de ce triathlon après la « tente de transition » : le ravitaillement vélo. Bon ce n’est pas celui du tour de France où les coureurs vont carrément récupérer une sacoche avec un repas complet mais cela donne un parfum « longue distance » bien sympa.  Avant la course je m’étais dis que j’allais m’arrêter, me poser, faire le plein etc… mais la grande bâche installée par les organisateurs pour récupérer les bidons lancés par les participants m’a persuadé d’un ravitaillement « à la volée ». Ravitaillement réussi en Hydrixir et c’est parti pour le dernier tour !

    Un dernier tour identique aux précédents, mais je commençais déjà à voir s’approcher la transition T2 avec une mini inquiétude sur mon état de forme au départ du semi.

    Résultat vélo : 03h03mn27sec  – 253ème, chute de 78 places et 7ème Capgemini. Habituel descente en vélo mais je suis super content de ma moyenne à peine sous les 30km/h.

    Transition T2

    Beaucoup plus tranquille que la T1 et sur la même logique « Sac + tente », je décide de la jouer super cool. Bon, je ne vais pas me priver de faire une petite arrivée « à la triathlète » en sortant les pieds des chaussures lors des 200 derniers mètres. Par contre, une fois le pied à terre, on reste cool. Le parc est plutôt rempli mais il reste quand même ici ou là des emplacements vides.

    Enfilage des runnings et prise de 2 gels « coup de fouets » avant de se lancer sur la grande inconnue de la journée : le semi marathon !

    Résultat T2 : 05mn40sec – et dernier Capgemini (je vous disais bien que j’allais prendre mon temps)

     

    La course à pied

    Au programme 4 boucles constituées d’un tour du plan d’eau complété d’une visite touristique à l’intérieur du camping pour atteindre les fameux 5km. A chaque final on aura droit au précieux collier libérateur. Sur le parcours, 2 ravitaillement permettent de s’hydrater/alimente très régulièrement. Comme lors de la partie vélo, les organisateurs ont eu la bonne idée de disposer des panneaux tous les kms, super pratique pour évaluer et caler son rythme. Ces précieuses indications vont me rassurer sur ma vitesse qui se situe au dessus des 10km/h malgré les arrêts aux stands remplis de sympathiques bénévoles. La forme et la motivation sont bien là ! Je commence à me dire que cela va le faire et estime terminer le semi marathon de 20km en 2h environ.

    Reste à ne pas craquer lors des trois passages successifs devant l’arrivée. C’est ce qui inquiète le plus Laurent.

    Au fil des tours je me ferais régulièrement dépasser par des coureurs plus colliétisés que moi. C’est le jeu ma pauvre Lucette ! Je vais utiliser le 1er gel « coup de fouet » au début du 3ème tour histoire d’assurer le finish alors que le temps devient de plus en plus menaçant. La fin du 3ème tour et l’obtention du dernier collier scelleront quasiment la réussite de ce premier Half Ironman, je me vois mal faire demi tour dorénavant.  Le dernier tour commencé par l’absorption de mon 2ème gel « coup de fouet » sera un peu plus difficile, la pluie commence à tomber en légère bruine et je me mets à alterner marche et course. Alexandre de Capgemini me rejoint… dans son 2ème tour, il lui reste donc environ 13km.dur. On en profite pour se motiver dans notre footing/marche alors que l’écurie s’approche. Arrivé à la fameuse « patte d’oie » Paradis/Purgatoire, une dernière tape sur le dos et je m’élance vers le dernier sprint. Apercevant un concurrent juste derrière moi, j’hausse un peu le rythme histoire de ne pas me faire griller. Bien m’en a pris car, même si le vil poursuivant allongé sa foulée pour me griller sur la ligne (on ne participe pas à une compétition pour rien ;-), et bien en approchant de la ligne je saute de joie en voyant le gros compteur lumineux afficher 5h59mn et 30sec, un dernier coup de sprint et non seulement je serais Finisher mais en plus sous les 6h (Temps de référence en Half Ironman pour moi dorénavant).

    Certes après un bon vélo à peine au dessus de 3h et une course certainement pas au-delà de 2h15 malgré la marche du dernier tour, en y ajoutant la natation et les longues transitions, je pensais bien être autour de 6h15/6h20 mais cette « performance » toute relative me ravit alors que la pluie encore hésitante se confirme (cela ne va pas être facile pour les 50 derniers).

    Résultat course : 02h06mn00sec  – 289ème, chute de 22 places et 8ème Capgemini.

    Résultat global : 05h59mn41sec  – 277ème  sur 320 finishers et 7ème Capgemini.

    Conclusion

    Après un ravitaillement bien mérité et l’obtention de mon superbe T-shirt Finisher « ExtreMansigné » Adidas 100% DDE (orange fluo et comme cela ne suffisait pas, les 3 bandes Adidas sur le coté sont jaune super fluo). Au moins si je fais un running de nuit cet été à Saint Jean de Luz, on me verra !

    Il ne reste plus qu’à récupérer mes deux sacs de transition et mon précieux vélo avant de me diriger tranquillement vers le mobile-home. Sur la route je vais croiser Laurent qui termine son deuxième tour tranquille, il a le forme et la motivation pour aller au bout à son rythme (il terminera en 7h54, 6mn avant le temps limite).

    Pour conclure, je suis très content d’avoir participé et réussi mon premier Half Ironman. Malgré une préparation de dernière minute (cf. graphique ci desous : heures d'entrainement par mois)

     

    Les photos (généralistes) :

     

    Et même une vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=jHc6tQ6mXDI


  • Commentaires

    1
    Poolio
    Mercredi 26 Décembre 2012 à 09:44
    :-)
    félicitations pour ta course et sympa le CR! Vichy va se passer sans problème :-) Poolio d'Onlinetri
    2
    Jeudi 27 Décembre 2012 à 11:29
    Good luck !
    Ben mon vieux, çà, c'est un compte-rendu complet... et sympa à lire :-) Bonne chance pour Vichy !
    3
    erwan
    Samedi 29 Décembre 2012 à 14:17
    Thanks
    Merci Dajo Pour Vichy, on va dire que c'est parti ! Ce sera la bonne résolution 2013
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